Vie – Mon accouchement (sans tabou, sans filtres)

Bien qu’un accouchement soit intime. J’avais tout de même envie de garder une trace de ce jour unique, intense et mémorable. L’arrivée au monde de notre fils. De plus, j’avais besoin d’extérioriser ce qu’il s’est passé à l’écrit, vous allez comprendre pourquoi…

Un accouchement programmé VS un accouchement naturel

C’était le mardi 26 mai. Et rien n’avait présagé que ça arriverait ce jour. En effet, nous espérions que cela arrive naturellement avant la date de mon terme le samedi 30 mai. Mais à la base, j’avais une césarienne programmée au 29 mai…car mon bébé était en siège mais aussi car mon terme était un week-end et jour férié le 1er juin, bref…

Revenons à nos moutons.

Le début des contractions

La veille au soir, nous étions allés à une séance d’acupuncture d’une demi-heure en espérant que quelque chose se passerait. Et le JOUR J, nous avions une séance le matin à 10h30. Je précise l’horaire, car cela a son importance. La séance s’est terminée à 11h. Je me suis levée de la table utilisée pour la séance et j’ai ressenti une douleur qui m’a figé. L’acupunctrice m’a indiqué qu’il s’agissait d’une contraction ! Et là on se regarde avec mon chéri et on réalise (moi pas totalement j’avoue) ce qu’il va sûrement se passer dans les prochaines heures. De plus, quelques minutes avant, l’acupunctrice qui était également médecin m’avait examiné et confirmé que j’étais probablement en train de perdre le bouchon muqueux. Cela faisait donc plusieurs événements à la suite à ne pas négliger qui précise le début du travail jusqu’à l’accouchement. Puis, nous repartons du cabinet d’acupuncture vers notre appartement. C’est alors que je ressens de nouveau des contractions, toutes les 8/10 minutes environs, dans la voiture puis tout en remontant chez nous.

Les choses s’accélèrent

Nous arrivons à l’appartement. Les contractions se poursuivent. Je les gère en respirant. Je me pose, je m’allonge dans le canapé puis dans le lit. Entre temps, je reçois une commande Quitoque pour concocter de bons repas. Je récupère le colis laissé dans l’ascenseur par un livreur compréhensif de mon état ^^.  Puis, mon compagnon rentre de son footing, oui je l’ai laissé aller courir dans un moment pareil (on se demande qui est le plus fou, lui ou moi ?). Pendant ce temps, les contractions se rapprochent et sont de plus en plus intenses… c’est alors que mon chéri prépare une recette en moins de 30 minutes. Les contractions sont de plus en plus violentes. Je me sens de moins en moins bien et de plus en plus crispée au fur et à mesure que les minutes passent. Même si j’essaie de gérer ma respiration ou me positionner pour m’apaiser. J’ai quand même le temps de manger mon déjeuner : un lomito de poitrine fumée et guacamole puis un magnum chocolat blanc. Je fais également un bain pour essayer de me décontracter. J’ai même appelé ma mère, ma grand-mère et ai répondu à quelques SMS pendant ce lapse de temps. Ça m’a fait du bien mais c’était de courte durée… Nous continuons de compter les contractions et leur espacement. Elles sont rapprochées toutes les 5 minutes. Plus ça va et plus j’ai des bouffées de chaleur, je suis blanche et je crie des choses insensées pour décharger la douleur que je ressens : « appelle les pompiers », « maman », « Valentin » (prénom de mon compagnon) que je répète des dizaines et dizaines de fois. Nous appelons la maternité (déjà appelé une fois plus tôt) puis notre sage-femme. Ils sont plutôt sereins et nous invitent plutôt à attendre avant de venir… Mais je ne supporte clairement plus la douleur. Nous décidons de nous écouter et nous partons. Mon chéri portent tous les sacs de maternité/salle d’accouchement et les met dans le coffre.

Le trajet jusqu’à la maternité

Dans la voiture, la panique nous gagne ! On prend bien conscience (ou pas ^^) de ce qui va arriver. Les contractions sont intenables. J’essaie de gérer ma respiration mais elles sont si rapprochées que c’est très dur. Heureusement mon chéri m’aide à les surmonter autant que possible. Le trajet dure 10/12 minutes au total mais me parait durer une éternité. Une fois devant l’entrée de la Polyclinique que nous pensions être la bonne, on nous invite à aller vers une autre entrée. C’est sans fin. Entre temps, Valentin prend un trottoir et je hurle à nouveau, en pleine contraction. Il est temps que nous arrivions, je ne tiens plus sur le siège… Garé devant l’établissement, 3 femmes me voient en souffrance et finissent par appeler quelqu’un. Mon chéri me demande si je suis capable de marcher, ce à quoi je rigole jaune ^^. J’en suis totalement incapable. Et cela se confirme, on vient me chercher avec un fauteuil roulant direction la salle de travail…

Accouchement imminent…et désillusions…

Sage-femmes, anesthésiste… le personnel m’entoure, me parle et me motive. J’ai l’impression d’être dans un autre monde. Je tremble énormément, je suis particulièrement émue et je gère comme je peux les dernières contractions. Valentin me rejoint, il est en tenue. Nous apprenons que je suis dilatée à 8 !!! Je comprends mieux pourquoi j’avais si mal. Valentin entend même : « pas sûr que l’on puisse lui faire une péridurale ». Heureusement que je n’ai pas entendu cette phrase, j’aurai fait une syncope sinon. Fort heureusement, j’ai eu la péridurale et d’ailleurs je n’ai pas vraiment senti quelque chose (la fameuse grosse aiguille dans le dos) tellement j’étais concentrée à gérer ma respiration et les contractions douloureuses. C’était imminent, tous les feux étaient au vert, j’allais accoucher en siège. Chose qui avait été validée au préalable par mon gynéco si l’accouchement arrivait avant le terme. MAIS, parce qu’il y a un mais, ça ne s’est pas passé comme cela… Le gynécologue de garde ce jour-là est arrivé et nous a annoncé (froidement il faut le dire) que ce serait une césarienne… Donc une césarienne d’urgence pour des erreurs de mesures de mon bassin. Coup de massue. C’était au vert à la base, et ça ne l’était plus. Nous sommes tombés de haut. Mais nous n’avions pas le temps pour plus d’explications. Direction la salle de césarienne… L’ambiance a changé du tout au tout, tout le monde s’est affolé. Je n’ai pas eu le temps de cogiter.

Une fois installée sur la table d’opération, tout s’est accéléré. Je dois avouer que je suffoquais pas mal avec mon masque (merci le COVID). Sans oublier le drap qui cachait l’opération. Cela rajoutait une sensation désagréable. J’étais particulièrement ailleurs à ce moment là… Je savais que mon bébé allait arriver mais pas comme je l’aurai rêvé (j’avais idéalisé l’accouchement…sûrement parce que j’ai assisté à l’accouchement de mon dernier frère). Et déception supplémentaire, pas de peau à peau, on ne m’a même pas montré 10 secondes mon bébé… Je ne l’ai vu que plusieurs LONGUES minutes plus tard après avoir demandé où se trouvait Valentin et notre fils.

L’émotion

Je n’a pas réalisé tout de suite que j’étais mère. Sûrement parce que je n’ai rien senti à la fin de l’accouchement (même si j’en ai fait une grosse partie tout de même ! ^^). Et parce que je n’ai pas eu mon fils posé sur moi comme je l’avais espéré et indiqué sur mon projet de naissance. L’émotion s’est produite lors de la première rencontre avec mon petit homme, qu’on l’a enfin posé sur moi. Une émotion indescriptible, unique et merveilleuse. Je l’aimais déjà tant.

Voilà, vous savez tout ou presque. Je pense que je reviendrai peut-être sur mon séjour à la maternité si cela vous intéresse, mais aussi sur l’allaitement. J’ai encore d’autres articles grossesse sous le coude, tels que : les désagréments de la grossesse…

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